Lille n’accueillera pas l’Agence européenne des médicaments.

Lille n’accueillera pas les 900 agents de l’Agence européenne des médicaments (AEM) qui, pour cause de Brexit, doit quitter Londres pour s’installer sur le continent en 2019. Lille a été sévèrement éliminé lors du vote qui s’est déroulé ce lundi après-midi à Bruxelles. Amsterdam a été choisi.

 

Les ministres siégeant au Conseil des affaires générales des 27 Etats membres de l’UE ont pris cette décision lors d’un vote qui s’est tenu ce lundi après-midi. Amsterdam l’a emporté face à Milan après tirage à sort (les deux villes étaient à égalité).

 

 

 

La candidature lilloise, portée par la Région, la Métropole européenne de Lille, la Ville de Lille et la filière économique bio-santé, remontait au 23 juin 2016, date à laquelle les Britanniques ont fait le choix de quitter l’Union européenne (UE). Or Londres accueille deux agences décentralisées de l’UE : l’agence bancaire et la prestigieuse agence des médicaments (AEM) qui compte 900 agents chargés de l’évaluation scientifique, de la surveillance et du contrôle de la sécurité des médicaments dans l’UE. Le 19 avril dernier, le gouvernement de François Hollande avait retenu la candidature lilloise parmi les candidatures françaises (Villejuif, Lyon, Strasbourg, Lens et Lille).

 

« Le Président nous a menti ! »

Non seulement Lille ne passe pas le premier des trois tours, mais elle est sévèrement battue en ne recueillant que trois points, prenant ainsi avec Bonn et Sofia la dernière des 19 places dans la compétition. «  Quand j’ai appris cela, ma déception est devenue une colère, a réagi Xavier Bertrand, président du conseil régional. Le président de la République nous a menti quand il nous a dit à Roubaix la semaine dernière qu’il nous soutenait. Il a fait le choix de la finance au lieu de faire celui de la santé. C’est encore plus grave, ces trois points, cela veut dire que le dossier de Lille n’a pas été soutenu par la France  !  »

Ce score minimal est d’autant plus surprenant que Lille avait été très bien notée par la Commission européenne, avant le vote des États membres. Lille avait été placée au même rang qu’Amsterdam, Copenhague et Milan, les trois gagnants du premier tour. Tous les espoirs étaient même permis, conditionnés il est vrai par un engagement réel d’Emmanuel Macron. Mais avec trois points, Lille n’a recueilli que les voix de la France.

 

« Il n’a jamais défendu Lille  ! »

La maire de Lille a la réaction aussi vive. «  Le travail n’a pas été fait par le président de la République. Pour moi cela n’est pas une surprise. Quand il nous a dit que nous avions fait un travail remarquable et qu’il mettrait toutes ses forces de notre côté, il nous racontait des histoires  ! Ou alors il n’a pas de forces et c’est peu rassurant pour le poste qu’il occupe. En soutenant Lille, il défendait la sécurité alimentaire, le système de santé et la protection sociale. Il ne la pas fait, préférant essayer d’obtenir l’agence bancaire européenne, sans garantie d’ailleurs d’y parvenir. »

En lot de consolation Martine Aubry pourra-t-elle sans doute compter sur la confrmation par le rectorat de la construction d’une véritable école internationale dans le quartier Montebello, dossier porté depuis plus de quinze ans à Lille afin de mieux implanter les sièges ou filiales d’entreprises étrangères. Elle pourra aussi compter sur l’empressement des investisseurs à disposer du plus grand bâtiment tertiaire de la ville en construction près du conseil régional et du Zénith, bâtiment initialement prévu pour accueillir l’AEM.

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