Macron veut susciter le débat dans tous les pays de l’Union européenne. Objectif : faire revivre le



Conformément à son projet initial, formulé durant la campagne électorale, Emmanuel Macron a souhaité lundi que des « conventions démocratiques » soient lancées dans tous les pays européens d’ici la fin de l’année pour travailler à la réforme de l’Europe.


Le chef de l’Etat avait proposé cette idée pendant la campagne électorale, au cours de laquelle il a défendu l’idée européenne, attaquée par plusieurs de ses concurrents.

« Nous avons besoin d’une Europe plus forte et refondée », a-t-il dit devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, évoquant le travail franco-allemand visant à établir une feuille de route de réforme de l’Union européenne et de la zone euro.


« D’ici la fin de l’année, sur ces bases, partout en Europe, nous lancerons des conventions démocratiques pour refonder l’Europe sur ce projet politique premier, sur cette ambition première qui unie les hommes », a-t-il dit. « Libre à chacun ensuite d’y souscrire ou non. Mais le temps n’est plus aux raccommodages. »


La formule de ces conventions devrait être très souple, en fonction des différents pays, l’idée étant de faire remonter des idées des Européens, comme le mouvement En Marche a pu le faire lors de sa propre campagne. Un marketing itinérant sur la base du porte à porte qui avait bien fonctionné en France.


Il a aussi jugé la construction européenne « fragilisée par la prolifération bureaucratique » et « le scepticisme croissant qui en découle », lors de son discours devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.


« Je crois fermement à l’Europe, mais je ne trouve pas ce scepticisme injustifié. Je vous propose de reprendre de la hauteur, de sortir de la tyrannie des agendas et des calendriers et des méandres de la technique », a-t-il ajouté, souhaitant « reprendre l’Europe à son début » et « faire revivre le désir d’Europe ».


Le chef d’Etat a prononcé un long discours devant une assemblée assoupie sous les ors du château de Versailles. Il a détaillé son projet politique, insistant sur la nécessité de réduire le nombre de députés (577) et de sénateurs (348), un nombre trop important selon lui. Il a aussi insisté sur le Conseil économique sociale et environnemental, et précisé qu’il voulait en faire la « chambre du futur ».

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